Croissance : Le CMC veut contredire les hypothèses « Alarmantes »

Les débats autour du projet de loi de Finance de 2019 continuent de faire rage. Entre les tenants de «l’État-providence», trouvant les initiatives sociales du gouvernement trop «timides», et ceux qui, au contraire, critiquent un projet de budget «dispendieux», il y a le Centre marocain de conjoncture (CMC), qui vient mettre un grain d’optimisme.
Source : Les Eco
Posté Le : Mercredi 31 octobre 2018

Dans une note publiée aujourd'hui, le CMC évalue les différents scénarios de l’évolution de l’économie mondiale, et explique que ce «bouquet d’hypothèses fort crédibles et loin des perspectives poussives attendues et annoncées avec des accents alarmiste». Ainsi, la croissance économique de l’année 2019 ne souffrirait, dans la pire des situations, que d’un léger repli en rapport avec les premières prévisions, soit 3,6% contre 3,8% prévus initialement. Elle se positionnerait selon toute probabilité dans le prolongement de la reprise relative initialisée par les deux exercices précédents (2017 et 2018). Ceci n’exclut nullement que des vents contraires externes puissent se lever au gré des tempéraments politiques pour venir dévier cette tendance.

Selon le centre, «les perspectives de croissance de l’économie nationale pour 2019, somme toute, satisfaisantes, tel qu'il ressort de ces prévisions devraient s’inscrire dans un environnement économique international porteur mais miné de zones d’inquiétudes et de réactions imprévisibles (tensions géopolitique, velléités protectionnistes, unilatéralisme, envolée des prix du baril, etc...)». La guerre commerciale engagée entre les États-Unis et la Chine, les deux importantes économies influentes du monde qui représentent à elles seules 30% du PIB mondial, devrait se calmer et trouver un compromis porteur de plus de stabilité pour les échanges commerciaux. Ainsi et en dépit de son ralentissement constaté au cours des derniers mois, la croissance mondiale devrait demeurer rigoureuse et enregistrerait une évolution de l’ordre de 3%. La contribution des pays émergents et en voie de développement serait de 4,7% face à 2% pour les pays avancés.