Office des Changes : Hausse du déficit commercial et baisse des IDE

Les échanges extérieurs du Maroc ont été marqués par une hausse du déficit de la balance commerciale de 21,6% à 20,7 milliards de dirhams (MMDH) à fin février 2018 contre 17 MMDH un an auparavant, selon l’Office des changes.
Source : La Nouvelle Tribune
Posté Le : Vendredi 13 avril 2018

Les importations ont atteint 82,7 MMDH, en hausse de 13,5%, alors que les exportations ont progressé de 11% pour se chiffrer à 62 MMDH, précise l’Office des changes dans sa note sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de février 2018.

Le taux de couverture des importations par les exportations s’est ainsi établi à 75% à fin février 2018 contre 76,6% un an auparavant, selon la même source.

L’accroissement des importations est dû en partie à la hausse des produits bruts de 28,4%, des produits alimentaires (+26,9%) et celle des produits énergétiques (+19,5%), explique l’Office des changes. L’évolution des exportations, est attribuable, quant à elle, à la progression des ventes de la quasi-totalité des secteurs, principalement l’aéronautique de 18,7%, l’automobile (+15%) et le textile et cuir (+3,7%), ajoute la même source.

Les IDE en baisse…

Le flux des Investissements directs étrangers (IDE) au Maroc a reculé de 3,6% à 3 milliard de dirhams (MMDH) à fin février 2018, contre 3,1 MMDH an auparavant, selon l’Office des changes.

Cette évolution s’explique par l’accroissement des recettes de 708 millions de dirhams (MDH) contre 822 MDH pour les dépenses, indique l’Office des changes dans sa note sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de février 2018.

Pour leur part, les recettes des Marocains Résidant à l’étranger (MRE) ont progressé de 18,1% à 10,4 MMDH contre 8,8 MMDH à fin février 2017, relève la même source.

La balance Voyages laisse, quant à elle, apparaître un excédent en hausse de 35,1% à 7,2 MMDH, note l’Office des changes, ajoutant que ce résultat est dû à une augmentation des recettes à 9,8 MMDH contre 7,6 MMDH un an auparavant plus importante que celle des dépenses (2,6 MMDH contre 2,3 MMDH).